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Paris · XVIIe – maintenant

Famille Cochin

Requiescite vigilo« Dormez, je veille »

Une légende la fait remonter aux marchands de l’eau de saint Louis, dont les registres nomment des Cochin dès 1268. La filiation, elle, part en 1656 d’un mercier venu de Montlhéry, aux portes de Paris ; viennent ensuite un échevin que la ville anoblit, un curé qui fonde l’hôpital, trois générations de maires et de députés, un préfet, trois membres de l’Institut, un ministre de la Grande Guerre et deux fils qui n’en reviennent pas : trois siècles et demi d’une famille parisienne qui a veillé sur sa ville.

Armes de la famille Cochin : un coq d’or sur une montagne d’argent, sous trois étoiles, avec la devise Requiescite vigilo. Le coq veille déjà sur les armes enregistrées en 1698.
1268
un Cochin au parloir aux bourgeois
1748
l’échevinage qui anoblit
1780
un hôpital qui porte le nom
5
députés
9
Légion d’honneur
Armes de la ville de Paris
Légende
Les armes de Paris : leur nef figurait déjà en 1210 sur le sceau des marchands de l’eau, et remonterait jusqu’aux nautes de Lutèce[1].

I · La légende

Des nautes de Lutèce aux marchands de l’eau

Les marchands de l’eau du Moyen Âge passent pour les héritiers des nautes de Lutèce, sans qu’aucun texte l’ait établi[1, 2]. Des Cochin paraissent dès le XIIIe siècle dans les registres de la ville de Paris : l’un siège en 1268 au parloir aux bourgeois, l’ancêtre de l’hôtel de ville, un autre est courtier juré du sel en 1320[3, 4]. La tradition fait de l’un d’eux un aïeul, « échevin de la ville sous saint Louis » ; la filiation suivie de la famille part pourtant d’un marchand mercier né à Montlhéry en 1656[5, 6]. L’échevin de 1560 que Chaix d’Est-Ange lui prête, Charles Cochin, n’est pas dans les registres de la ville, qui font élire cette année-là Jehan Sanguyn et Nicolas Hac[7, 8].

Lire le chapitre5 dates · 3 notes sur les origines
Les nautes de Lutèce
Peuple gaulois qui a donné son nom à Paris, les Parisii sont installés dans la région dès le IIIe siècle avant notre ère, et leur puissance tient au trafic fluvial sur la Seine, qu’ils contrôlent[1, 2] ; leur place forte, Lutèce, est selon César dans une île du fleuve[3]. Bateliers, armateurs et négociants des fleuves de la Gaule, les nautes s’organisent en confréries ; la plus célèbre, celle des nautes parisiaques, élève à Jupiter un pilier sculpté sous le règne de Tibère, au Ier siècle[4, 5]. Sa dédicace dit qu’ils l’ont payé de leur caisse commune : leur confrérie est la première société dont on ait trace à Paris[6]. Mis au jour sous la cathédrale Notre-Dame le 16 mars 1711, c’est le plus ancien monument daté de Paris ; il est aujourd’hui aux thermes de Cluny[5, 7]. Un de ses reliefs passe pour les montrer en armes, avec boucliers et lances[8]. Les marchands de l’eau du Moyen Âge passent pour leurs héritiers, et la nef des armes de Paris, déjà sur le sceau de ces marchands en 1210, remonterait jusqu’à eux[9, 10]. Aucun texte, écrit pourtant Lucien Lambeau en 1912, n’a établi cette filiation[11].
La hanse des marchands de l’eau
Dès 1121, Louis VI accorde aux marchands de l’eau de Paris un droit de soixante sous sur chaque bateau de vin ; en 1170, une charte de Louis VII leur concède la police de l’eau et le privilège de la navigation sur la Seine, du pont de Mantes aux ponts de Paris[1, 2]. Sous Saint Louis, les jurés de la hanse deviennent des échevins et leur chef le prévôt des marchands : en 1263, elle élit une première municipalité, un prévôt et quatre échevins[3]. Le sceau de la ville, que Saint Louis est le premier à reconnaître, scelle les actes du prévôt des marchands ; au XIVe siècle, il porte la légende « Sigillum mercatorum aquæ Parisius », sceau des marchands de l’eau de Paris[4]. Les infractions sont jugées au parloir aux bourgeois, où siège un Cochin en 1268, et Jehan Cochin est en 1320 l’un des courtiers jurés du sel de la marchandise de l’eau[5, 6, 7].

Les Cochin des registres

  1. 1268

    Un Cochin au parloir aux bourgeois

    Au parloir aux bourgeois, l’ancêtre de l’hôtel de ville, le prévôt des marchands Jehan Augier confisque deux bateaux neufs que Denise de Bardouille amenait sans compagnon hansé de Paris ; parmi ceux qui siègent avec lui, le registre des coutumes de la marchandise nomme un Cochin[1, 2, 3]. Augier dirige alors la hanse des marchands de l’eau, dont les bourgeois forment sous Louis IX la municipalité parisienne[4, 5]. Félibien et Lobineau publient ce texte en 1725 dans leur Histoire de la ville de Paris[2] ; Le Roux de Lincy, qui le date du 2 avril 1268, compte en 1846 un « Cochin Martin » parmi les conseillers de ville de cette année[6, 7]. La tradition de la famille en fait un aïeul, « échevin de la ville sous saint Louis », comme le rappelle Gabriel Hanotaux en recevant Denys Cochin à l’Académie française en 1912[8] ; un portrait paru la même année n’est « pas absolument certain que celui-là se rattache à la famille »[9].

  2. 1320

    Un courtier juré du sel

    En 1320 et 1321, le livre des sentences du parloir aux bourgeois nomme Jehan Cochin parmi les « corratiers de sel », les courtiers du sel, que Le Roux de Lincy compte parmi les jurés, officiers subalternes de la marchandise de l’eau[1]. Le registre ne donne que son nom[1].

  3. 1482

    Un prévôt du roi à Montlhéry

    Denis Cochin est prévôt royal de Montlhéry en 1482, sous Louis XI, puis en 1490, selon la liste qu’en dresse Malte-Brun, comme celle de la Société historique de Montlhéry[1, 2, 3]. Siège d’une prévôté depuis Philippe Auguste, sur une centaine de paroisses, la moitié environ de l’Essonne d’aujourd’hui, Montlhéry voit se succéder près de quatre-vingts prévôts jusqu’à la Révolution : administrateur des biens du roi, le prévôt en perçoit les revenus et rend la justice[4]. Le portrait de Denys Cochin paru en 1912 assure que « le Cochin de Louis XI fut prévôt du roy »[5] ; c’est de Montlhéry que vient le mercier de 1656, l’ancêtre de la branche actuelle[6].

  4. 1560

    Un échevin en 1560 ?

    Selon Chaix d’Est-Ange et Gabriel Hanotaux, en 1912, Charles Cochin, sieur de Combreulx, marchand bourgeois et juge-consul de Paris, est nommé échevin de la ville en 1560 ; la famille y occupe déjà, écrit Chaix d’Est-Ange, « un rang distingué » dans la bourgeoisie[1, 2]. Les registres des délibérations du Bureau de la Ville ne le nomment pas : le 16 août 1560, l’assemblée élit échevins Jehan Sanguyn, notaire et secrétaire du roi, et Nicolas Hac, bourgeois[3]. Les juges-consuls de Paris n’existent d’ailleurs qu’après l’édit de novembre 1563 : les premiers sont élus le 27 janvier 1564[4].

  5. 1588

    Un pénitent d’Henri III

    Le 17 août 1588, à Chartres, Henri III signe le rôle des officiers perpétuels de l’archiconfrérie des Pénitents de l’Annonciation Notre-Dame, qu’il a fondée au couvent des Augustins de Paris : René Cochin y est l’un des quatre mandeurs[1]. Par ses lettres du 15 septembre 1585, le roi a donné aux officiers de cette « congrégation royale des Penitens » les privilèges, exemptions et franchises de ses officiers domestiques[2]. Félibien et Lobineau, qui publient ces pièces en 1725, ne disent rien de plus de René Cochin[1].

La légende et la preuve
La tradition fait remonter les Cochin à saint Louis : « Voilà bien le Cochin, fils des Cochin qui remontaient à saint Louis ; voilà le bon paroissien de Notre-Dame ! », lance Gabriel Hanotaux en recevant Denys Cochin à l’Académie française, en 1912[1]. Un portrait paru la même année retrouve des Cochin sous Louis XI et Charles VIII, mais doute que l’échevin de saint Louis se rattache à la famille[2]. La filiation suivie que donne Wikipédia part du marchand mercier né à Montlhéry en 1656[3].
Armes des Cochin enregistrées en 1696
Légende
Les armes enregistrées à l’Armorial général de 1696, que portait l’échevin de 1748 selon Chaix d’Est-Ange : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux coqs d’or et en pointe d’une tour d’argent[1]. Le registre les donne en 1698 à Pierre Cochin, marchand épicier et bourgeois de Paris[2].

II · L’accès au pouvoir

Du comptoir à l’hôtel de ville

La filiation suivie de la famille part d’un marchand mercier né à Montlhéry en 1656[1]. Claude-Denys Cochin, marchand de Paris et ancien garde du corps de la mercerie[2, 3], est élu échevin de Paris le 16 août 1748, et l’échevinage l’anoblit[4, 5, 6]. Jacques-Denis Cochin, avocat, maire du 12e arrondissement de Paris sous la Restauration et député de la Seine de 1824 à 1827[7, 8], est créé baron héréditaire par une ordonnance de Louis XVIII du 10 mars 1820[8, 9].

Lire le chapitre10 dates · 3 notes sur le Paris des marchands · les graveurs Cochin
  1. 1656

    Un mercier venu de Montlhéry

    Claude-Denys Cochin naît à Montlhéry, aux portes de Paris, en 1656 ; marchand mercier à Paris, c’est de lui que part la filiation de la famille que donne Wikipédia[1]. L’arbre Pierfit le fait naître en 1653[2]. Un Claude Cochin, marchand mercier, bourgeois de Paris, paraît à l’index des insinuations du Châtelet pour des actes de 1697 et 1698[3].

  2. 1696

    Des armes enregistrées

    Un procureur au Grand Conseil, que Chaix d’Est-Ange nomme Cauchin, et Pierre Cochin, marchand épicier et bourgeois de Paris, font enregistrer leur blason à l’Armorial général[1]. Le registre Paris I de l’Armorial, à la Bibliothèque nationale, porte à la page 1331, sous le n° 2065 de l’état du 7 janvier 1698 dressé au bureau de l’Horloge du Palais, « Pierre Cochin, marchand espicier et bourgeois de Paris », qui « porte d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux coqs de mesme et en pointe d’une tour d’argent », pour vingt livres[2, 3]. L’Indicateur de Louis Paris ne connaît pas d’autre Cochin dans les registres de la généralité, ni de Cauchin[4].

  3. 1739

    Henri Cochin, l’avocat

    Henri Cochin (1687-1747), célèbre avocat au Parlement de Paris et administrateur de l’Hôtel-Dieu et des Incurables, est pourvu le 17 avril de l’office anoblissant de conseiller secrétaire du roi[1]. Sa branche s’est éteinte depuis : seule celle de l’échevin de 1748 s’est perpétuée jusqu’à nos jours, écrit Chaix d’Est-Ange[2].

  4. 1741

    Syndic de la Terre Sainte

    À la prière des Cordeliers du Grand Couvent de Paris, Claude-Denys Cochin accepte la charge de « sindic général de la Terre Sainte »[1] : le laïc à qui les franciscains, liés par leur vœu de pauvreté, confient la gestion temporelle de leurs œuvres[2]. Élu échevin, il s’en démet en 1750, faute de temps[3] ; son descendant Henry Cochin en publie les actes en 1923, d’après des papiers de famille[4].

  5. 1748

    L’échevinage et la noblesse

    Le 16 août, le Corps de Ville élit échevin de Paris Claude-Denys Cochin, marchand mercier passionné de botanique[1, 2, 3]. L’échevinage l’anoblit : c’est de lui que descend la branche actuelle[4].

  6. 1752

    Consul des marchands

    Le 29 janvier, « noble homme Claude-Denys Cochin, ancien échevin, et marchand mercier » est élu quatrième consul de la juridiction consulaire des marchands de Paris, le tribunal de commerce institué en 1563[1] ; il entre en exercice le 1er août[2, 3] et sort de charge un an plus tard[4].

  7. 1754

    Aux hôpitaux de Paris

    Claude-Denys Cochin (1724-1796), fils de l’échevin[1, 2], est reçu parmi les porteurs de la châsse de sainte Geneviève : il y est dit payeur des rentes, administrateur de l’Hôpital général et ancien garde du corps de la mercerie[3].

  8. 1780

    Un hospice au faubourg Saint-Jacques

    L’abbé Jean-Denis Cochin, curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, ouvre un hospice d’une quarantaine de lits pour les pauvres et les ouvriers du quartier[1, 2]. En 1784, après sa mort, l’hospice prend son nom : c’est l’hôpital Cochin[2].

  9. 1820

    Le titre de baron

    Par une ordonnance du 10 mars, Louis XVIII crée Jacques-Denis Cochin, maire du 12e arrondissement, baron héréditaire[1, 2]. Le titre lui est accordé sur promesse d’instituer un majorat, et les lettres patentes doivent suivre[3]. Il constitue le majorat sur son domaine de La Roche, par un état estimatif du 23 août, et paie le droit[4, 5, 6]. Mais la Commission du sceau refuse d’écrire dans ses lettres de noblesse la fondation de l’hôpital Cochin par son oncle l’abbé ; le baron renonce alors aux lettres, en décembre 1821[6, 7]. La tradition de la famille veut que l’hôpital ait été son majorat[8]. Le titre reste porté dans la famille : l’arbre Pierfit compte Denys-Guillaume Cochin pour le troisième baron, de 1841 à 1886, et Le Figaro de 1911 nomme le « baron Denys Cochin, de l’Académie française »[9, 10].

  10. 1838

    Le majorat annulé

    Le 1er septembre, onze mois après la mort de son père, Jean-Denis Cochin, député de la Seine, demande au Sceau l’annulation du majorat constitué en 1820 sur La Roche ; le dossier, ouvert à son nom et à celui de son père, est aux Archives nationales[1, 2]. Il s’était encore informé des lettres patentes du titre en décembre 1830 ; elles ne furent jamais prises[3]. Révérend, qui eut les registres du Sceau, range l’ordonnance de 1820 parmi celles que les lettres n’ont pas suivies, et suit pourtant le titre jusqu’aux petits-fils d’Augustin Cochin[4, 5].

Le Paris des marchands

Bourgeois de Paris
Sous l’Ancien Régime, « bourgeois de Paris » est un statut : selon l’article 173 de la coutume de Paris, il faut avoir son domicile dans la ville, comme propriétaire ou comme locataire, depuis au moins un an et un jour, et il faut être bourgeois pour y exercer une fonction, prévôt des marchands, échevin ou consul[1]. Les bourgeois sont exempts de la taille et leurs privilèges approchent ceux de la noblesse : ils ont reçu de Charles V le droit de porter des armoiries timbrées et l’épée[2]. Par ses lettres patentes du 9 août 1371, écrit Borel d’Hauterive, ce roi leur accorde la plupart des distinctions de la noblesse, sauf la noblesse elle-même[3]. Wikipédia range les Cochin, au XVIe siècle, parmi les familles de la bourgeoisie parisienne encore subsistantes[4].
Des marchands et un blason
Les Cochin sont des marchands : Chaix d’Est-Ange donne Charles Cochin pour marchand bourgeois et juge-consul, Pierre Cochin est marchand épicier en 1696, et la branche actuelle descend d’un marchand mercier né à Montlhéry en 1656[1, 2, 3]. Épiciers et merciers comptent parmi les Six Corps, les marchands de Paris organisés en corps du Moyen Âge à la Révolution ; les merciers, aux statuts de 1407, en forment le plus nombreux[4, 5]. Avoir des armoiries ne fait pas un noble : l’Armorial général, que Louis XIV ordonne en 1696 pour régler leur port et pour lever une taxe, recueille celles de nobles comme de bourgeois[6]. Pierre Cochin y fait enregistrer les siennes[2].
L’échevinage qui anoblit
Selon La Chesnaye-Desbois, en 1770, Henri III réserve en 1577 la noblesse aux seuls prévôts des marchands et échevins de Paris ; le privilège, supprimé en 1667, rétabli en 1707 et supprimé de nouveau en 1715, est rétabli enfin en 1716[1]. On parle de noblesse de cloche, d’après les cloches de l’hôtel de ville qui annonçaient les assemblées où l’on élisait les officiers municipaux[2]. Le prévôt et les échevins de Paris sont élus le 16 août, et les échevins renouvelés par moitié chaque année[3]. Le 16 août 1748, le Corps de Ville élit Claude-Denys Cochin échevin, et l’échevinage l’anoblit : la branche actuelle descend de lui[4, 5].
Armes modernes des Cochin
Légende
Les armes modernes, portées aujourd’hui : d’azur à un coq d’or posé sur une montagne d’argent, surmonté de trois étoiles d’argent posées en chef[1]. Aux obsèques de Denys Cochin, en 1922, des écussons aux armes de la famille portent la devise « Requiescite vigilo »[2].

III · Les Cochin modernes

De la mairie à l’État

Famille subsistante de la noblesse française, elle compte parmi les siens des administrateurs de Paris, des hommes politiques dont un ministre, un préfet et des historiens[1]. Jean-Denis Cochin est maire de l’ancien 12e arrondissement de Paris, puis député de la Seine[2] ; Augustin Cochin (1823-1872), figure du catholicisme libéral[3], est maire du 10e arrondissement jusqu’en 1858[4], puis préfet de Seine-et-Oise et membre de l’Académie des sciences morales et politiques[5, 6, 7]. Denys Cochin, conseiller municipal en 1881 et député de Paris de 1893 à 1919[8, 9], est ministre d’État dans le cabinet Briand, du 29 octobre 1915 au 12 décembre 1916[10, 11] ; Henry Cochin est député du Nord de 1893 à 1914[12], et son fils Claude lui succède en 1914[13, 14, 15]. Denys Cochin (1913-2003) siège au conseil municipal de Paris de 1953 à 1971[16].

Lire le chapitre9 dates · 3 discours
  1. 1827

    Les salles d’asile

    Jean-Denis Cochin, maire du 12e arrondissement, fait bâtir à ses frais une maison d’école pour mille enfants, avec une école normale des salles d’asile, ces écoles des tout-petits qu’il a commencé à réunir en 1826[1, 2]. Son Manuel des salles d’asile paraît en 1833[3].

  2. 1861

    Contre l’esclavage

    Augustin Cochin publie L’Abolition de l’esclavage[1], deux volumes sur les résultats de l’abolition, ceux de l’esclavage, et le christianisme face à l’esclavage[2, 3].

  3. 1872

    Un préfet à Versailles

    Augustin Cochin, figure du catholicisme libéral[1], maire du 10e arrondissement de Paris jusqu’en 1858[2], meurt à Versailles le 15 mars, préfet de Seine-et-Oise et membre de l’Académie des sciences morales et politiques[3, 4, 5].

  4. 1893

    Deux Cochin à la Chambre

    Denys Cochin, conseiller municipal en 1881, est député de Paris de 1893 à 1919[1, 2]. Henry Cochin est député du Nord de 1893 à 1914 et maire de Saint-Pierre-Brouck pendant trente ans[3] ; Claude Cochin succède à son père Henry comme conseiller général en 1910, puis comme député du Nord en 1914[4, 5, 6].

  5. 1911

    Sous la Coupole

    Denys Cochin est élu à l’Académie française le 16 février[1] ; Gabriel Hanotaux l’y reçoit en 1912[2]. Henry Cochin est élu le 19 février 1926 à l’Académie des inscriptions et belles-lettres[3, 4].

  6. 1915

    Au gouvernement pendant la guerre

    Le 29 octobre, Denys Cochin entre comme ministre d’État dans le cabinet Briand[1, 2]. Son fils Jean, lieutenant de vaisseau commandant le sous-marin Papin, a été cité en août à l’ordre de l’armée pour avoir détruit un champ de mines ennemi, se jetant lui-même à l’eau[3, 4]. La guerre lui prend ses fils Jacques (1915) et Augustin (1916) et un gendre[5, 6] ; son neveu Claude, député du Nord, est emporté par la grippe dans la nuit du 30 au 31 décembre 1918[7, 8].

  7. 1944

    La Résistance

    Installée en Bretagne, Sabine Cochin a fondé une filière qui cache des aviateurs alliés et en fait passer vingt à trente en Angleterre[1, 2]. Sa fille Agnès de La Barre de Nanteuil, agent de liaison, est arrêtée sur dénonciation le 13 mars ; déportée, elle est blessée quand l’aviation alliée mitraille son convoi et meurt le 13 août à Paray-le-Monial[3, 4].

  8. 1953

    Au conseil municipal de Paris

    Denys Cochin (1913-2003), officier parachutiste des Forces françaises libres[1, 2, 3], est conseiller municipal de Paris de 1953 à 1971[4].

  9. 1997

    Admission à l’ANF

    La famille est admise à l’Association d’entraide de la noblesse française[1].

Denys Cochin sous la Coupole

Le 29 février 1912, Denys Cochin est reçu à l’Académie française, au fauteuil d’Albert Vandal : son discours de réception, et la réponse de Gabriel Hanotaux, qui retrace sa vie et sa famille. Le 15 février 1923, son successeur, Georges Goyau, prononce son éloge. Les textes, tombés dans le domaine public, sont reproduits d’après le site de l’Académie.

  • Denys Cochin · 29 février 1912

    Discours de réception à l’Académie française

    Reçu au fauteuil d’Albert Vandal, Denys Cochin fait l’éloge de l’historien, son camarade d’enfance, et médite sur la liberté, l’histoire et la politique.

    « Notre sol produit abondamment un personnage paradoxal : le révolutionnaire homme d’ordre, d’autorité et de gouvernement ; le libéral draconien. »
  • Gabriel Hanotaux · 29 février 1912

    Réponse de Gabriel Hanotaux

    L’historien Gabriel Hanotaux accueille le nouvel élu et retrace sa vie : l’aïeul échevin sous saint Louis, l’hôpital Cochin, la campagne de 1870 auprès de Bourbaki, le laboratoire de Pasteur, le conseil municipal et la Chambre, et le portrait du « grand bourgeois ».

    « Vous êtes né à Paris, rue Saint-Guillaume ; vous êtes, autant qu’on peut l’être, un Parisien : « Le clocher de mon village, disiez-vous, ce sont les tours de Notre-Dame. » »
  • Georges Goyau · 15 février 1923

    Éloge de Denys Cochin

    Élu au fauteuil de Denys Cochin, l’historien Georges Goyau fait, selon l’usage, l’éloge de son prédécesseur : le Parisien qui erre dans la ville « comme à travers un musée familial », le porte-fanion de 1870, le chimiste du laboratoire Pasteur, l’orateur de la Chambre, le ministre d’État de la Grande Guerre, le père de deux fils tombés au front.

    « Un Cochin, dans Paris, se sent l’héritier d’un passé qui oblige, et le serviteur né de ses frères. »

Art

La collection du baron Denys Cochin

Neuf des tableaux passés chez Denys Cochin, de Manet à Cézanne. La collection entière, ses trente et une toiles de Cézanne, le décor de Maurice Denis et les pleurants du duc de Berry sont sur une page à part.

Voir la collection 103 œuvres retrouvées · 31 Cézanne · 20 tableaux vendus en 1919

Lettres

Les écrits de la famille

Neuf Cochin ont publié, de l’avocat au Parlement de 1751 à l’historien de la Révolution : pour chacun, jusqu’à trois de ses livres. Tous les titres, avec les bibliothèques qui les donnent à lire, sont sur une page à part.

Voir les écrits 9 auteurs · 82 livres · 18 articles de la Revue des Deux Mondes

Généalogie

L’arbre de la famille

L’ascendance d’Augustin Cochin, la descendance de l’échevin Claude-Denys Cochin, dont il descend, et un arbre interactif qui les réunit, dans une autre fenêtre. Un clic sur un nom ouvre sa notice ; une couronne signale un baron, un ruban une décoration.

Alliances

Les principales alliances

Les principales familles alliées, de la plus récente à la plus ancienne. Chaque carte s’ouvre sur le mariage, la devise et le blasonnement ; 5 familles attendent encore leurs armes.

  • Armes de la famille MontalembertMontalembert1982

    Wikipédia compte les Montalembert parmi les principales alliances de la famille, en 1982[1].

    « Ferrum fero, ferro feror »[2]

    D’argent à la croix ancrée de sable.[3]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille Bourbon-SicilesBourbon-Siciles1977

    Wikipédia compte les Bourbon-Siciles parmi les principales alliances de la famille, en 1977[1].

    Parti de deux, en I coupé d’or aux six fleurs de lys d’azur posées 3, 2 et 1 (qui est de Farnèse) et d’argent, à cinq écussons d’azur, posés en croix, les deux de flanc mis de côté, chaque écusson chargé de cinq besants du champ, posés en sautoir, à la bordure de gueules, chargée de neuf châteaux d’or, donjonnés de trois tours, ouverts et ajourés d’azur (qui est du Portugal), en II coupé écartelé en 1 et 4, de gueules au château d’or ouvert et ajouré d’azur (qui est de Castille) et en 2 et 3 d’argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d’or (qui est de Leon) et d’azur semé de fleurs de lys d’or au lambel de gueules (qui est de Naples) et en III d’or à six tourteaux mis en orle, cinq de gueules, celui en chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or (qui est de Toscane) ; sur le tout d’azur, à trois fleurs de lys d’or, à la bordure de gueules (qui est d’Anjou).[2]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille ForasForas1966

    Wikipédia compte les Foras parmi les principales alliances de la famille, en 1966[1].

    « Intus et foras undique crucis amor »[2]

    D’or à la croix d’azur.[3]

    Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille des Prez de La Morlaisdes Prez de La Morlais1948

    Philippe Cochin de Billy épouse à Montrozier, le 11 octobre 1948, Françoise des Prez de La Morlais, selon l’arbre Pierfit[1].

    D’argent à huit losanges de gueules, accolées quatre à quatre et rangées en deux fasces ; au croissant de sable en abyme.[2]

    Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille Frévol d’Aubignac de RibainsFrévol d’Aubignac de Ribains1947

    Denys Cochin épouse à Paris, en juin 1947, Thérèse de Frévol d’Aubignac de Ribains[1, 2].

    De gueules, à deux lions d’or affrontés tenant une roue du même, sur un mont aussi d’or.[3]

    Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille MenthonMenthon1938

    Le baron Jean Cochin, capitaine de vaisseau en retraite, épouse en 1938 Bernardine de Menthon[1] ; Wikipédia date l’alliance de 1940[2].

    « Partout Menthon, toujours Menthon »[3, 4]

    De gueules, au lion d’argent, à la bande d’azur, brochant sur le tout.[4]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille Galard TerraubeGalard Terraube1936

    Le mariage de Mlle Cochin avec le marquis de Galard Terraube est célébré le 29 février 1936 en l’église Saint-François-Xavier[1].

    « Ad utrumque »[2]

    D’or à trois corneilles de sable, becquées, membrées et onglées de gueules.[3]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille La Barre de NanteuilLa Barre de Nanteuil1921

    Sabine Cochin épouse à Évry-Petit-Bourg, le 27 novembre 1921, Gabriel de La Barre de Nanteuil[1].

    « Veritas liberavit et servabit »[2]

    De gueules, à trois merlettes d’argent.[2]

    Wikipédia ↗
  • Armes de la famille Millon de La VertevilleMillon de La Verteville1919

    Suzanne Cochin épouse en secondes noces, le 18 décembre 1919, Christian Millon de La Verteville, selon l’arbre Pierfit[1].

    De sinople, à la tour d’argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée de gueules, enflammée du même, aux deux épées d’argent, garnies d’or, passées en sautoir derrière la tour.[2]

    Wikipédia : Henry de Montherlant, de la même famille ↗
  • Armes de la famille Le Couteulx de CaumontLe Couteulx de Caumont1919

    Marie-Marguerite Cochin, fille de Pierre Cochin, épouse le 6 octobre 1919 Guy Le Couteulx de Caumont, selon l’arbre Pierfit[1].

    D’argent au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople.[2]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Fenaille1915armes non retrouvées

    Claude Cochin épouse en 1915 Yvonne Fenaille, fille du mécène Maurice Fenaille[1].

    Wikipédia : Maurice Fenaille, père de la mariée ↗
  • Armes de la famille Morisson de La BassetièreMorisson de La Bassetière1912

    Thérèse Cochin épouse à Paris, le 14 mai 1912, Henri Morisson de La Bassetière, selon l’arbre Pierfit[1].

    De sable à trois roquets (fers de lance) d’or.[2]

    Wikipédia : le château de la Bassetière ↗
  • Firmin-Didot1911armes non retrouvées

    Jacques Cochin épouse en la basilique Sainte-Clotilde Mlle Firmin-Didot, fille de Maurice Firmin-Didot[1] ; Wikipédia date l’alliance de 1911[2].

    Wikipédia ↗
  • Quenault de La Groudière1909armes non retrouvées

    Marie-Anne Cochin épouse à Paris, le 13 octobre 1909, le député-maire Bernard Quenault de La Groudière[1].

    Wikipédia : Bernard Quenault de La Groudière, le marié ↗
  • Armes de la famille Guéhéneuc de BoishüeGuéhéneuc de Boishüe1907

    Geneviève Cochin, fille de Pierre Cochin, épouse le 19 novembre 1907 Charles de Guéhéneuc de Boishüe, selon l’arbre Pierfit[1].

    D’azur au lion léopardé d’argent, accompagné en chef de deux fleurs de lys du même.[2]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille La Motte Saint-PierreLa Motte Saint-Pierre1907

    Suzanne Cochin, fille de Pierre Cochin, épouse à Paris, le 29 janvier 1907, Henri Léon de La Motte, selon l’arbre Pierfit[1] ; Wikipédia nomme l’alliance « de La Motte Saint-Pierre »[2].

    D’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules, à la barre de sable en devise.[3]

  • Armes de la famille Ghaisne de BourmontGhaisne de Bourmont1906

    Madeleine Cochin épouse le 30 juin 1906 le comte Armand de Ghaisne de Bourmont, arrière-petit-fils du maréchal de Bourmont[1].

    « A Ghisne, Gand, Coucy ! »[2]

    Écartelé, aux 1 et 4 vairés d’or et d’azur, qui est de Ghaisne, au franc quartier de sable au chef d’argent, qui est Gand ; aux 2 et 3 fascés de vair et de gueules de six pièces, qui est Coucy.[3]

    Wikipédia : le maréchal de Bourmont ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille d’Astorgd’Astorg1905

    Jean Cochin épouse à Orléans, le 24 juillet 1905, Thérèse d’Astorg[1], petite-fille d’Eugène d’Astorg[2].

    « Nihil me payet »[3, 4]

    D’or à l’aigle de sable.[5]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Arnaud-Jeanti1883armes non retrouvées

    Henry Cochin épouse à Paris, le 30 janvier 1883, Thérèse Marie Arnaud-Jeanti[1], dont la famille était originaire de la Flandre[2].

  • Armes de la famille Péan de Saint-GillesPéan de Saint-Gilles1876

    Denys Cochin épouse à Paris, le 20 mars 1876, Hélène Péan de Saint-Gilles, fille de Léon Péan de Saint-Gilles[1].

    Écartelé, aux 1er et 4e, de gueules à l’épée haute en pal d’argent, la garde et la poignée d’or, accompagnée de trois étoiles d’argent, 2 en flancs, 1 en pointe ; aux 2e et 3e d’argent à la croix de gueules chargée de neuf coquilles d’or.[2]

    Wikipédia : Léon Péan de Saint-Gilles, père de la mariée ↗
  • Armes de la famille Benoist d’AzyBenoist d’Azy1849

    Jean-Denis Cochin épouse Augustine Benoist en 1820[1, 2, 3] ; Augustin Cochin épouse en 1849 Adeline Benoist d’Azy[3, 4], sa cousine germaine du côté de sa mère[5].

    « Benefacientes benedicti »[6]

    Écartelé : au I et IV, d’azur au faucon essorant d’or et tenant une branche de laurier du même ; au II et III, de gueules à 4 flèches d’argent rangées en fasce, au chef alésé du même chargé de 3 étoiles du champ.[7]

    Wikipédia : Denys Benoist d’Azy, père de la mariée ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Armes de la famille Carron de La CarrièreCarron de La Carrière1816

    Marie-Rosalie-Hugues Cochin, fille de Jacques-Denis, épouse le 30 mai 1816 Ange-Marie-Simon Carron de La Carrière[1] ; Chaix d’Est-Ange et Wikipédia comptent l’alliance parmi les principales[2, 3].

    D’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux croissants d’argent et en pointe de trois losanges du même rangées en fasce.[4]

    Wikipédia ↗Le dessin sur Wikimedia Commons ↗
  • Matigny de La Boissière1783armes non retrouvées

    Jacques-Denis Cochin épouse en 1783, selon la filiation que donne Wikipédia, Angélique Matigny de La Boissière[1] ; la liste des alliances du même article dit 1788[2], mais un acte du 21 janvier 1786 la dit déjà son épouse[3].

Le titre de baron

Sept barons en deux siècles

Le 10 mars 1820, une ordonnance de Louis XVIII crée baron héréditaire Jacques-Denis Cochin, maire du 12e arrondissement de Paris[1, 2, 3]. En France, un titre se transmet de mâle en mâle, par ordre de primogéniture à partir du premier titulaire : au fils aîné, et, quand l’aîné meurt sans fils, à la branche qui suit[4, 5]. Deux fois, le titre est ainsi passé d’un oncle à son neveu, en 1886 et en 1962[6, 7]. Le titre est accordé sur promesse d’instituer un majorat : un bien dont le revenu soutient le titre, et sans lequel les lettres patentes, qui l’achèvent, ne sont pas délivrées[8]. Jacques-Denis fait le nécessaire : dès le 26 février 1820, il demande l’enregistrement de son titre ; le 23 août, un état estimatif de son domaine de La Roche en fait le majorat, pour 5 000 francs de rente ; le droit de 4 000 francs est payé[9, 10, 11, 12]. Il demande aussi que ses lettres de noblesse mentionnent la fondation de l’hôpital Cochin par son oncle l’abbé[12]. La Commission du sceau refuse cette mention ; le père et le fils renoncent alors aux lettres, en décembre 1821, plutôt que de les recevoir sans elle[9, 12, 13]. Le testament de Jacques-Denis, en novembre 1827, autorise son fils à les obtenir ; Jean-Denis s’en informe en décembre 1830, puis n’y donne pas suite[14]. Le 1er septembre 1838, onze mois après la mort de son père, il fait annuler le majorat[15, 16]. Le titre est donc resté sans lettres patentes, par le choix de la famille[8, 12]. Sa tradition veut que l’hôpital ait été son majorat : c’est la mémoire de la mention refusée[12, 17]. Les seules lettres patentes qu’un Cochin ait obtenues du roi, à ce que la recherche a trouvé, sont celles de mai 1790, sollicitées depuis 1785 : elles approuvent la fondation de l’hospice de l’abbé Cochin par son frère Claude-Denis[18, 19].

La couronne de baron, ou tortil, dessinée d’après sa description : un cercle d’or autour duquel est passé en spirale un collier de perles[1, 2].
  1. Premier baron

    Jacques-Denis Cochin 1757 – 1837

    1820 – 1837

    Maire du 12e arrondissement de Paris, il est créé baron héréditaire par ordonnance de Louis XVIII du 10 mars 1820[1, 2].

    Voir dans l’arbre

  2. Deuxième baron

    Jean-Denis Cochin 1789 – 1841

    1837 – 1841

    Fils unique du premier baron, il hérite du titre à la mort de son père, le 12 octobre 1837[1, 2].

    Voir dans l’arbre

  3. Troisième baron

    Denys-Guillaume Cochin 1822 – 1886

    1841 – 1886

    Fils aîné du deuxième baron, il hérite du titre à la mort de son père, le 18 août 1841[1, 2]. Il meurt sans postérité, le 16 avril 1886[3, 4].

    Voir dans l’arbre

  4. Augustin Cochin 1823 – 1872

    Frère cadet du troisième baron, il meurt avant lui, le 15 mars 1872 ; le titre passera à son fils aîné[1, 2].

  5. Quatrième baron

    Denys Cochin 1851 – 1922

    1886 – 1922

    Fils aîné d’Augustin, il hérite du titre de son oncle Denys-Guillaume en 1886[1, 2]. Le Figaro le nomme « le baron Denys Cochin » en 1911[3].

    Voir dans l’arbre

  6. Augustin Cochin 1876 – 1916

    Fils aîné du quatrième baron, l’historien est tué à l’ennemi le 8 juillet 1916, avant son père, sans postérité[1, 2, 3].

  7. Cinquième baron

    Jean Cochin 1878 – 1962

    1922 – 1962

    Deuxième fils du quatrième baron, il hérite du titre à la mort de son père, le 24 mars 1922[1, 2]. Le Journal des débats le nomme « le baron Cochin » en 1938[3].

    Voir dans l’arbre

  8. Augustin Cochin 1907 – 1934

    Seul fils que Wikipédia donne au cinquième baron, il meurt avant lui, le 13 mai 1934, à vingt-sept ans[1, 2].

  9. Jacques Cochin 1879 – 1915

    Troisième fils du quatrième baron, il est mort pour la France en février 1915 ; à la mort de son frère Jean, le titre passera à son fils[1, 2, 3].

  10. Sixième baron

    Denys Cochin 1913 – 2003

    1962 – 2003

    Seul fils de Jacques, il hérite du titre de son oncle Jean, mort le 24 mars 1962, par l’ordre de primogéniture des mâles[1, 2, 3, 4].

    Voir dans l’arbre

  11. Septième baron

    Augustin Cochin 1950 –

    depuis 2003

    Fils aîné du sixième baron, il hérite du titre à la mort de son père, le 24 juillet 2003[1, 2].

Lieux et postérité

Un nom dans la ville

Un hôpital, des rues, une place : le nom des Cochin est resté attaché à Paris et à quelques communes de France. Choisissez un lieu pour le situer sur la carte.

« Un Cochin peut errer à travers Paris comme à travers un musée familial. »
Georges Goyau, successeur de Denys Cochin à l’Académie française

Paris

Autour de Paris

Le Nord

Les champs de bataille

Ailleurs en France

Au loin

1915 – 1944

Morts pour la France

Dix membres de la famille, nés Cochin, descendants de l’échevin ou maris de ses descendantes, sont morts pour la France pendant les deux guerres mondiales.

La Grande Guerre 1914 – 1918

  1. Jacques Cochin 1879 – 1915

    Troisième fils de Denys Cochin, capitaine au 325e régiment d’infanterie, il tombe au Xon, à Lesménils, le 13 février 1915 selon sa fiche de mort pour la France[1, 2]. Mémoire des hommes ↗

  2. Henri de La Motte Saint-Pierre 1881 – 1915

    Premier mari de Suzanne, fille de Pierre Cochin[1]. Brigadier fourrier au 13e régiment d’artillerie, au service automobile, il meurt à Amiens le 8 juin 1915, d’un accident en service commandé[2, 3]. Mémoire des hommes ↗

  3. Charles Lempereur de Saint-Pierre 1894 – 1915

    Fils d’Henri Lempereur de Saint-Pierre, de la descendance de l’échevin Claude-Denys Cochin[1]. Sous-lieutenant au 101e régiment d’infanterie, il meurt pour la France à Mourmelon-le-Grand le 25 août 1915, à vingt et un ans[2]. Mémoire des hommes ↗

  4. Augustin Cochin 1876 – 1916

    Fils de Denys Cochin, historien et sociologue, capitaine au 146e régiment d’infanterie, il est tué à l’ennemi à Maricourt, dans la Somme, le 8 juillet 1916[1, 2, 3]. Mémoire des hommes ↗

  5. Armand de Ghaisne de Bourmont 1880 – 1917

    Mari de Madeleine, fille de Denys Cochin[1]. Capitaine au 101e régiment d’artillerie, il est tué à l’ennemi au ravin des Fontaines, à Vaux, dans la Meuse, le 23 juillet 1917[2]. Mémoire des hommes ↗

  6. Charles de Guéhéneuc de Boishüe 1875 – 1918

    Mari de Geneviève, fille de Pierre Cochin[1]. Commandant au 59e bataillon de chasseurs à pied, il est tué à l’ennemi à Priez, dans l’Aisne, le 20 juillet 1918[2, 3]. Mémoire des hommes ↗

  7. Jean Dufour de Quetteville 1884 – 1918

    Fils de Berthe Lempereur de Saint-Pierre, de la descendance de l’échevin Claude-Denys Cochin[1]. Maréchal des logis au 84e régiment d’artillerie lourde, il meurt pour la France le 11 octobre 1918 à Pars-lès-Romilly, dans l’Aube, à l’hôpital complémentaire n° 30[2] ; l’arbre Pierfit précise qu’il succombe aux suites d’une intoxication par les gaz[1]. Mémoire des hommes ↗

  8. Claude Cochin 1883 – 1918

    Fils d’Henry Cochin, à qui il succède comme député du Nord, lieutenant de réserve à l’état-major de la 55e division, il meurt à Paris le 31 décembre 1918 d’une maladie contractée en service[1, 2, 3]. Mémoire des hommes ↗

La Seconde Guerre mondiale 1939 – 1945

  1. Victor de Galard-Terraube 1903 – 1940

    Mari d’Adeline, fille de Jacques Cochin[1]. Capitaine de cavalerie, prisonnier, il meurt de maladie en captivité, en Allemagne, le 22 novembre 1940[1, 2]. Mémoire des hommes ↗

  2. Agnès de La Barre de Nanteuil 1922 – 1944

    Fille de Sabine Cochin, agent de liaison de la Résistance, elle est arrêtée en mars 1944 ; blessée dans le train qui la déporte, elle meurt à Paray-le-Monial le 13 août 1944[1, 2, 3, 4]. Mémoire des hommes ↗